<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Le champ de la Terre &#187; Le blog de Lilian Ceballos &#8211; Chercheur en écologie</title>
	<atom:link href="http://www.lechampdelaterre.fr/category/ogm/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://www.lechampdelaterre.fr</link>
	<description>Lilian Ceballos, Chercheur en Ecologie et Biologie</description>
	<lastBuildDate>Mon, 14 May 2012 11:25:03 +0000</lastBuildDate>
	<language>en</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.org/?v=3.1.2</generator>
		<item>
		<title>Risques environnementaux des PGM insecticides (Bt)</title>
		<link>http://www.lechampdelaterre.fr/risques-environnementaux-des-pgm-insecticides-bt/</link>
		<comments>http://www.lechampdelaterre.fr/risques-environnementaux-des-pgm-insecticides-bt/#comments</comments>
		<pubDate>Thu, 31 Mar 2011 15:03:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lilian Ceballos</dc:creator>
				<category><![CDATA[OGM]]></category>
		<category><![CDATA[abeilles]]></category>
		<category><![CDATA[insecticides]]></category>
		<category><![CDATA[PGM]]></category>
		<category><![CDATA[risques environnementaux]]></category>
		<category><![CDATA[toxines Bt]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lechampdelaterre.fr/?p=283</guid>
		<description><![CDATA[Cette étude a pour but d&#8217;évaluer les conséquences environnementales liées à l’introduction dans les agrosystèmes des plantes génétiquement modifiées pour produire des toxines insecticides Bt (maïs Bt contre la pyrale). Bien que le gène Bt provient d&#8217;une bactérie du sol, ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Cette étude a pour but d&#8217;évaluer les conséquences environnementales liées à l’introduction dans les agrosystèmes des plantes génétiquement modifiées pour produire des toxines insecticides Bt (maïs Bt contre la pyrale). Bien que le gène Bt provient d&#8217;une bactérie du sol, la séquence insérée dans les PGM est tronquée (toxine Bt transgénique différente des toxines bactériennes).</p>
<p style="text-align: center;"><strong>Pour télécharger l’étude, veuillez cliquer sur le lien ci dessous :</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lechampdelaterre.fr/wp-content/uploads/2011/03/dossier_impacts_envir_Bt_GP.pdf">d<a href="http://www.lechampdelaterre.fr/wp-content/uploads/2011/03/dossier_impacts_envir_Bt_GP.pdf">dossier_impacts_envir_Bt_GP</a>P</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lechampdelaterre.fr/risques-environnementaux-des-pgm-insecticides-bt/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le livre blanc des OGM diffusés dans l&#8217;Environnement</title>
		<link>http://www.lechampdelaterre.fr/le-livre-blanc-des-ogm-diffuses-dans-lenvironnement/</link>
		<comments>http://www.lechampdelaterre.fr/le-livre-blanc-des-ogm-diffuses-dans-lenvironnement/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 21 Jul 2010 07:39:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lilian Ceballos</dc:creator>
				<category><![CDATA[OGM]]></category>
		<category><![CDATA[abeilles]]></category>
		<category><![CDATA[clause de sauvegarde]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lechampdelaterre.fr/?p=72</guid>
		<description><![CDATA[livreCe livre réunit des femmes et des hommes, de tous horizons et de sensibilités diverses, qui ont jugé utile de transmettre un message, aujourd’hui, pour demain : Nicolas HULOT (FONDATION NICOLAS HULOT) ; Arnaud APOTEKER (GREENPEACE France) ; Guy KASTLER (LES AMIS DE ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><a href="http://www.lechampdelaterre.fr/wp-content/uploads/2010/07/livre.pdf">livre</a>Ce livre réunit des femmes et des hommes, de tous horizons et de sensibilités diverses, qui ont jugé utile de transmettre un message, aujourd’hui, pour demain : Nicolas HULOT (FONDATION NICOLAS HULOT) ; Arnaud APOTEKER (GREENPEACE France) ; Guy KASTLER (LES AMIS DE LA TERRE) ; Lylian LE GOFF (Médecin, FRANCE NATURE ENVIRONNEMENT) ; Christian PACTEAU (LIGUE POUR LA PROTECTION DES OISEAUX) : Jean-Marie PELT (&#8216;INSTITUT EUROPEEN D’ECOLOGIE &#8211; Professeur émérite en Biologie végétale) : Béatrice ROBROLLE-MARY (TERRE D’ABEILLES) : François VEILLERETTE (MDRGF Mouvement pour les Droits et le Respect des Générations Futures) : Nathalie BATELLI (Comité Départemental du Tourisme de la Vendée) : Jacques TISSIER (Maire, Syndicat mixte du Parc naturel régional de la Brenne) ; Luc BELZUNCES (Directeur de Recherche à l&#8217;INRA en Toxicologie environnementale) : Lilian CEBALLOS (Docteur en Pharmacie &amp; Ecologue &#8211; Consultant indépendant) ; Gilles-Eric SERALINI (Professeur des Universités CRII GEN) : Christian VELOT (Docteur en Biologie &#8211; Maître de conférences en Génétique moléculaire) ; Maurice COUDOIN (Apiculteur professionnel TERRE D’ABEILLES) ; Patrick DE KOCHKO (Ingénieur agronome FEDERATION NATIONALE DE  L’AGRICULTURE BIOLOGIQUE)</em></p>
<p style="text-align: center;"><em><img class="aligncenter" src="http://www.lechampdelaterre.fr/wp-content/uploads/2010/07/livre-blanc-des-ogm.png" alt="" width="330" height="451" /><br />
</em></p>
<h3 style="text-align: center;">Pour télécharger l’étude, veuillez  cliquer sur le lien ci dessous :</h3>
<h3 style="text-align: center;"><a href="http://www.lechampdelaterre.fr/wp-content/uploads/2010/07/livre.pdf">Le livre blanc des OGM diffusés dans l&#8217;Environnement</a></h3>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lechampdelaterre.fr/le-livre-blanc-des-ogm-diffuses-dans-lenvironnement/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>OGM thérapeutiques en plein champ : risques et alternatives</title>
		<link>http://www.lechampdelaterre.fr/ogm-therapeutiques-en-plein-champ%c2%a0-risques-et-alternatives/</link>
		<comments>http://www.lechampdelaterre.fr/ogm-therapeutiques-en-plein-champ%c2%a0-risques-et-alternatives/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 20 Jul 2010 15:13:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lilian Ceballos</dc:creator>
				<category><![CDATA[OGM]]></category>
		<category><![CDATA[OGM Thérapeutiques]]></category>
		<category><![CDATA[risques environnementaux]]></category>
		<category><![CDATA[risques sanitaires]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lechampdelaterre.fr/?p=24</guid>
		<description><![CDATA[&#160; Les OGM thérapeutiques seraient devenus incontournables pour l&#8217;obtention de substances médicamenteuses, alors que leur culture en plein champ présentent de multiples risques qui s&#8217;ajoutent à ceux des variétés GM alimentaires. Cela a conduit la revue Nature Biotechnologie a publier ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Les OGM thérapeutiques seraient devenus incontournables pour l&#8217;obtention de substances médicamenteuses, alors que leur culture en plein champ présentent de multiples risques qui s&#8217;ajoutent à ceux des variétés GM alimentaires. Cela a conduit la revue Nature Biotechnologie a publier un éditorial au vitriol: « <em>Il semble qu’une industrie dans laquelle le PhD (doctorat) est la norme intellectuelle ne soit ni capable d’apprendre une simple leçon du passé, ni de se mettre à agir de façon appropriée, malgré ce qu’elle a appris préalablement. Cette position n’est pas anti-OGM (quelque chose que l’industrie devrait apprécier). Nous devrions être soucieux de la présence d’une substance potentiellement toxique dans les plantes alimentaires. Après tout, et-ce si différent d’un fabricants conventionnel de produits pharmaceutiques qui emballerait ses pilules dans des emballages de bonbons ou des sacs de farine ou conserverait ses composés et ses milieux de production sans surveillance hors du périmètre de sécurité ?</em> »</p>
<p style="text-align: justify;"><span id="more-24"></span></p>
<p style="text-align: justify;">Depuis 1996, la dissémination en plein champ d’OGM a suscité une vive opposition des populations civiles, notamment en Europe et au Japon. Le moratoire européen et la réticence des populations de ces pays à consommer des OGM de première génération ont transformé l’introduction planifiée de semences GM brevetées en un fiasco économique. Aussi, après avoir distillé diverses contrevérités dans les médias (les OGM auraient des rendements supérieurs, permettraient de diminuer les quantités de pesticides, ou seraient nécessaires pour nourrir le tiers-monde), les promoteurs des biotechnologies affirment maintenant que les OGM thérapeutiques sont incontournables pour l’obtention de nouveaux médicaments et doivent être cultivés en plein champ pour des raisons économiques.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Ainsi, alors que diverses contaminations (maïs mexicain, affaires Starlink ou Prodigene) ont montré, dans les faits, l’impossibilité d’une contention des transgènes en milieu ouvert, ces entrepreneurs philanthropes sautent le pas en proposant de cultiver les OGM thérapeutiques en plein champ. Certes, émouvoir le téléspectateur par l’exploitation médiatique de parents impuissants face à la souffrance de leur enfant constitue probablement une bonne stratégie publicitaire. Toutefois, en raison des disséminations incontrôlables déjà amplement démontrées par les cultures d’OGM de première génération, cultiver des OGM thérapeutiques en plein champ revient à contaminer la chaîne alimentaire par des substances médicamenteuses et à traiter toute une population, y compris les personnes saines. Alors que dans notre société, la distribution des médicaments est contrôlée par les pharmaciens, un nombre croissant de patients est déjà hospitalisé pour des maladies iatrogènes, c’est-à-dire provoquée par la prise de médicaments.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Tout le monde sait qu’un médicament doit être prescrit pour une indication thérapeutique précise : le médecin qui connaît la composition exacte de la formulation peut ainsi établir une posologie adaptée au patient et évaluer les risques allergiques ou les contre-indications liées à l’histoire du patient. Au contraire, dans le cadre d’une contamination de la chaîne alimentaire par un OGM thérapeutique, les produits alimentaires les plus banals sont susceptibles de contenir des concentrations variables et indéterminées de la substance active : non seulement, les personnes saines prennent sans le savoir une substance active inutile (avec les risques iatrogènes associés) mais en plus, la variabilité même des concentrations contenues dans les divers aliments rend impossible tout contrôle de la posologie chez les patients. En 2002, l’affaire Prodigene a montré le caractère inévitable d’une telle pollution de la chaîne alimentaire si l’on cultive les OGM thérapeutiques en plein champ : la contamination d’un soja destiné à l’alimentation humaine par un maïs transgénique produisant un vaccin porcin a donné lieu à un procès dans lequel Prodigene a été condamné à une amende de plusieurs millions de dollars.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Rappelons qu’il est du devoir des pouvoirs publics de s’assurer que la base alimentaire ne soit pas polluée par des substances actives et toxiques, indétectables sans moyens d’analyse appropriés : alors que le maïs Starlink n’est plus cultivé depuis 2000, on retrouve encore aujourd’hui la protéine Cry9C dans la chaîne alimentaire aux Etats-Unis. Cela devrait conscientiser les pouvoirs publics et les élus locaux et les mettre face à leur responsabilité : si le gène de la lipase gastrique se retrouve dans des maïs conventionnels destinés à la consommation ou de semences cultivées à proximité, ce sera la fin des cultures de maïs dans la région pour des années. Enfin, l’obstination de Meristem à cultiver ce maïs en plein champ occulte l’existence d’alternatives de laboratoire : 1) production de la lipase par des levures, 2) utilisation de cellules d’insectes ou de hamster, plus proches des cellules humaines, 3) réalisation des modifications spécifiques humaines in vitro, 4) culture de cellules de maïs en bio-réacteurs.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Les risques de la culture d’OGM thérapeutiques en plein champ</span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Pour une part, ces risques sont identiques à ceux résultant de la culture d’OGM de première génération. La dissémination incontrôlée du transgène à des populations végétales apparentées adjacentes est amplement documenté pour de nombreuses cultures : maïs, soja, colza, betterave (voir référence dans Ceballos &amp; Kastler)…</p>
<p style="text-align: justify;">La dissémination de transgènes a été aussi décrite par le transport de semences ou d’échantillons de sol. Les racines des plantes GM exudent de l’ADN qui peut être absorbé par des bactéries compétentes : à cet égard, la procédure de broyage des déchets végétaux en fin de culture prévue par Meristem et acceptée par la CGB est inacceptable, sauf à vouloir faciliter le transfert horizontal du transgène aux bactéries du sol.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Les risques liés à l’instabilité des transgènes ou au caractère aléatoire de leur insertion, bien que rarement évoqués, sont également considérables : l’insertion au milieu d’une séquence d’ADN hôte peut perturber l’expression de ce gène et provoquer les effets non intentionnels observés dans nombre d’OGM (susceptibilité accrue aux champignons pathogènes, perturbation de la nodulation et de la résistance à la sécheresse dans le soja RR, accroissement de la lignine dans les tiges de maïs Bt qui éclatent en présence de stress hydrique…). En thérapie génique, l’instabilité des constructions génétiques contenant un promoteur rétroviral a conduit les médecins à interrompre les essais thérapeutiques (enfants bulles) et à suspendre l’utilisation de ces vecteurs. En fait, trois des enfants traités par cette thérapie génique ont développé une leucémie. L’analyse des causes de cet échec a permis de comprendre le mécanisme qui a provoqué le développement de ces leucémies. Les médecins ont identifié la cause de la subite et tragique évolution : ils parlent de mutagénèse insertionnelle, c’est-à-dire qu’un remaniement lié à la modification génétique (plus précisément au caractère instable du promoteur rétroviral) a provoqué la réinsertion du transgène à proximité d’un oncogène (gène de cancérisation) qui s’est trouvé activé.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">A tout cela s’ajoutent les risques spécifiques liés à la culture de plantes contenant des substances actives. En pharmacologie, une substance active est nécessairement toxique : d’une part, le médicament (par exemple un anticoagulant) a une activité positive chez le patient thrombotique mais négative chez l’individu sain qui fera alors une hémorragie ; d’autre part, le célèbre aphorisme de Paracelse « la dose fait le poison » reste valide et l’on pourrait multiplier les exemples de substances toxiques ou mortelles utilisées en thérapeutique grâce à un contrôle précis de la posologie. C’est le cas des curares, poisons mortels bien connus utilisés couramment en anesthésiologie. Cette ambivalence irréductible du médicament ajoute aux risques classiques des OGM et interdit une culture d’ OGM thérapeutiques en plein champ, culture qui reste responsable envers la Santé Publique. Par exemple, des OGM produisant de l’hirudine (anticoagulant issu des sangsues) sont cultivés en plein champ aux Etats-Unis. Il est inévitable que tôt ou tard, des cultures adjacentes soient contaminées d’une manière ou d’une autre et que l’anticoagulant se retrouve plus ou moins concentré dans la chaîne alimentaire animale ou humaine. Tous les animaux à sang chaud régulent leur hémostase de façon très précise, à tel point que les humains ayant besoin de ces traitements sont hospitalisés pendant le temps nécessaire pour adapter leur posologie : un quart de comprimé peut éviter la formation de caillots chez tel patient alors qu’un demi comprimé provoquait chez lui des hémorragies.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Comme les OGM thérapeutiques sont développés à partir de plantes alimentaires courantes, souvent le maïs (ce que critique la revue Nature Biotechnology), une contamination de maïs destinés à l’alimentation humaine se produira tôt ou tard et persistera longtemps comme le montre la présence de la protéine Cry9C dans le maïs Starlink cinq ans après son retrait. Mais dans ce cas, la molécule produite (l’hirudine anticoagulante) a une activité biologique intense : ceux qui en consommeront à leur insu sont exposés à de graves risques (hémorragies internes,  modification incontrôlée de la posologie). Les conséquences sur la Santé Publique seraient d’autant plus graves que l’hémostase doit être finement régulée et qu’aucun moyen ne permettrait de connaître les concentrations absorbées.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">En résumé, l’activité même des molécules produites par les OGM thérapeutiques et les limitations procédant de l’expérimentation en plein champ aggravent considérablement les risques d’une contamination de la chaîne alimentaire (humaine et animale)<em> </em>puisqu’aux problèmes environnementaux et sanitaires propres aux OGM de première génération, se rajoutent les problèmes d’intoxication massive qui surviendraient en cas de dissémination de ces OGM thérapeutiques.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Les alternatives à la culture d’OGM thérapeutiques en plein champ</span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Comme nous l’avons vu en introduction, il existe plusieurs alternatives à la culture en plein champ d’OGM thérapeutiques. Le code génétique est universel et tout organisme est capable de traduire une séquence d’ADN</p>
<p style="text-align: justify;">étranger en protéine correspondante. Toutefois, les protéines des organismes « supérieurs » comme l’homme subissent après leur traduction des modifications post-traductionnelles qui rendent la protéine fonctionnelle (par exemple, glycosylation ou liaison à un sucre qui solubilise la protéine). Ces modifications sont différentes selon</p>
<p style="text-align: justify;">l’organisme qui traduit la séquence ADN en protéine : si les micro-organismes ne sont pas capables d’effectuer ces modifications chimiques, la protéine étrangère qu’il produisent n’est pas fonctionnelle chez l’homme. En général, les plantes sont capables de réaliser ces modifications post-traductionnelles (glycosylations), ce qui les fait présenter comme une excellente alternative, voire comme la seule alternative possible. Il est souvent affirmé que  les bactéries ne sont pas capables de rajouter le sucre à la lipase gastrique qui, insoluble, serait inactive. De même, l’insertion du gène de la lipase gastrique dans des levures produirait des extraits de très faible activité. Mais ces difficultés ne sont qu’apparentes car on sait parfaitement effectuer ces modifications in vitro  par des méthodes de chimie: même si l’organisme n’a pas rajouté le sucre, on peut très facilement effectuer ces réactions par des méthodes de synthèse.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Par ailleurs, il est possible d’utiliser des cellules animales (cellule d’ovaire de hamster), plus proches de nos propres cellules, qui peuvent réaliser ces modifications requises pour fonctionnaliser nos protéines. A ces trois options, s’ajoute la possibilité de cultiver les cellules de maïs contenant la lipase en culture in vitro, sans régénérer la plante entière. Ainsi, la production de la protéine d’intérêt peut être réalisée non pas par la culture en milieu ouvert de plantes GM avec les risques associés, mais par la culture de tissus ou de cellules isolées dans des bio-réacteurs. On peut alors s’interroger sur les motivations profondes qui poussent Meristem à cultiver ce maïs sur de grandes surfaces sans pouvoir souscrire une assurance pour ce risque spécifique, alors que contrairement à l’affirmation de leur dossier, la méthode la plus sûre consisterait à effectuer ces cultures en milieu confiné. Par ailleurs, eux-mêmes y trouveraient des avantages puisque les milieux de culture sont peu coûteux et que la molécule est souvent excrétée dans le milieu de culture, ce qui simplifie considérablement la purification de la protéine. Dans leur article, Hellwig et al. (2004) soulignent que « <em>l’avantage principal de la culture de cellules végétales par rapport à la plante entière réside dans la procédure simplifiée de purification du produit, en particulier s’il est excrété dans le milieu de culture …. Contrairement aux plantes en plein champ, la performance des cultures de cellules végétales est indépendante des conditions climatiques, de la qualité du sol, des saisons, de la longueur du jour et qu’il n’y a de plus aucun risque de contamination par les mycotoxines, herbicides ou pesticides</em> ». En tout état de cause, les quatre options doivent être évaluées objectivement sur la base de l’intérêt collectif par le Conseil Régional ou tout autre instance politique, mais il me paraît inconcevable, comme c’est actuellement le cas, de laisser Meristem Therapeutics choisir la culture en plein champ comme seule option « économiquement viable » sans fournir le début d’une argumentation ni une évaluation chiffrée et publiée.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Conclusion</span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Même si le maïs offre la meilleure option pour la production de lipase gastrique, il est tout à fait possible d’effectuer des cultures de cellules de maïs en milieu contrôlé. Pourtant, dans les déclarations publiques, Meristem Therapeutics laisse supposer qu’il n’y a pas d’alternatives valables au maïs GM et que la production de lipase par les cellules de maïs exige la régénération de la plante entière suivie de sa culture en plein champ. De plus, dans le dossier soumis à la Commission du Génie Biomoléculaire, Meristem Therapeutics pousse l’outrance au point d’affirmer que la culture en plein champ du maïs transformé pour produire la lipase « assure une sécurité biologique optimale ». Il est évident que la culture de ces cellules de maïs en bio-réacteurs offre une sécurité bien supérieure à la dissémination en plein champ de ce même maïs. Pourquoi alors risquer une contamination environnementale dans une région productrice de maïs semences ?</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Un autre point mérite d’être souligné : le choix d’une plante alimentaire pour la production d’OGM thérapeutique est indéfendable. Ce choix ne peut qu’aggraver les problèmes de contamination de la chaîne alimentaire animale ou humaine. Ainsi, l’éditorial de la revue Nature Biotechnology, peu suspecte d’opposition aux OGM, insiste sur deux mesures minimales indispensables : la ségrégation géographique pour éviter les confusions et les mélanges inévitables au niveau industriel et l’utilisation de plantes non alimentaires pour le développement d’OGM thérapeutiques. L’éditorial critique l’attitude irresponsable des firmes biotechnologiques qui s’obstinent à cultiver ces maïs modifiés dans la ceinture du maïs, multipliant les risques de contamination de toute la base alimentaire aux Etats-Unis. « <em>Il semble qu’une industrie dans laquelle le PhD (doctorat) est la norme intellectuelle ne soit ni capable d’apprendre une simple leçon du passé, ni de se mettre à agir de façon appropriée, malgré ce qu’elle a appris préalablement. Cette position n’est pas anti-OGM (quelque chose que l’industrie devrait apprécier). Nous devrions être soucieux de la présence d’une substance potentiellement toxique dans les plantes alimentaires. Après tout, et-ce si différent d’un fabricants conventionnel de produits pharmaceutiques qui emballerait ses pilules dans des emballages de bonbons ou des sacs de farine ou conserverait ses composés et ses milieux de production sans surveillance hors du périmètre de sécurité ?</em> »</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Dans un article intitulé « le mythe de la révolution biotechnologique », Nightingale &amp; Martin (2004) montre par l’analyse de multiples indicateurs que les résultats n’ont pas suivi le rythme des investissements. Ils soulignent que « <em>l’émergence de l’industrie biotechnologique reposait fortement sur la création d’espoirs démesurés et de nombreuses personnes de ce secteur ont été actifs dans la promotion de l’idée d’une révolution biotechnologique</em> ». Ils concluent que « <em>une perspective pessimiste pourrait mettre en lumière que la révolution biotechnologique a été étroitement associée à un modèle génétique réductionniste des maladies, modèle qui est contredit de façon croissante par les explications qui soulignent l’interaction entre les facteurs environnementaux, biologiques et comportementaux (style de vie) tout au long de la vie. Les épidémiologistes ont déjà noté que la distribution sociale d’un ensemble de désordres communs, tels que l’obésité, les ulcères gastriques et les atteintes cardiaques, a radicalement changé depuis le dernier siècle, suggérant que les déterminants majeurs de ces maladies sont sociaux plutôt que purement d’origine génétique. Ces facteurs environnementaux, comme la pauvreté et la consommation de tabac, exigent des programmes de santé publique massifs plutôt  que de solutions high-tech non démontrées qui très probablement ne seront pas acquise dans le court terme</em> ». Cet article est publié dans Trends in Biotechnology (tendances en biotechnologie) et devrait être lu par les irresponsables scientifiques et politiques qui promettent la solution à tous les problèmes sanitaires ou environnementaux par les OGM.  Je parle de ceux qui promettent que demain la thérapie génique soignera efficacement des milliers de maladies, de ceux qui continuent à polluer massivement les sols sous prétexte que demain, les micro-organismes GM permettront de traiter cette pollution.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><span style="text-decoration: underline;">Bibliographie</span></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Editorial. 2003. <em>Nature Biotechnology</em>, <strong>21</strong>:3.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">L. Ceballos &amp; G. Kastler. 2004. OGM, Sécurité, Santé :Ce que la science révèle et qu’on ne nous dit pas, Nature &amp; Progrés Edition</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Arnaud J. F., Viard F., Delescluse M. &amp; Cuguen J. 2003. Preuve de flux génique via la dispersion des graines des plantes cultivées aux plantes apparentées sauvages de <em>Beta vulgaris </em>(Chenopodiaceae): conséquences pour la libération d’espèces cultivées GM avec les lignées de mauvaises herbes. <em>Proc. R. Soc. </em><em>Lond</em>. B, <strong>270</strong> : 1565-1571.</p>
<p style="text-align: justify;" lang="de-DE">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Meier P. &amp; Wackernagel W. 2003. Contrôle de la diffusion d’ADN recombinant de champs de betteraves sucrières transgéniques par PCR et transformation naturelle de <em>Pseudomonas stutzeri</em>.<em> Transgenic Research</em> <strong>12</strong> : 293-304.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Gebhard F. &amp; Smalla K. 1998. Transformation d’<em>Acinetobacter</em> sp. Souche BD 413 par l’ADN transgénique de betteraves sucrières. <em>Applied and Environmental Microbiology</em>, <strong>64</strong>: 1550-1554.</p>
<p style="text-align: justify;" lang="en-GB">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Hacein-Bey-Abina S. et coll. 2003. Un évènement adverse sérieux après un succès en  thérapie génique pour une immunodéficience sévère liée au chromosome X. <em>New England Journal of Medicine</em> <strong>348</strong> : 255-256.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Hacein-Bey-Abina S. et coll. 2003. Prolifération clonale des cellules T associée à LMO-2 chez deux patients après une thérapie génique pour SCID-X1. <em>Science</em> <strong>302</strong> : 415-419.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">De Vries J. &amp; Wackernagel W. 1998. Détection de gènes <em>nptII</em> (résistance à la kanamycine) dans les génomes de plantes transgéniques. <em>Mol. Gen. Genet</em>., <strong>257</strong>: 606-613.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Mezrioui N. &amp; Echab K. 1995. Résistance aux antibiotiques dans des souches de <em>Salmonella</em> isolées d’eaux usées domestiques avant et après traitement dans les bassins de décantation dans une région aride (Marrakech, Marocco). <em>World Journal of Microbiology &amp; Biotechnology</em>, <strong>11</strong>: 287-290.</p>
<p style="text-align: justify;" lang="en-GB">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Mercer D. K., Scott K. P., Bruce-Johnson W. A., Glover L. A. &amp; Flint H. J. 1999. Sort de l’ADN libre et transformation de la bactérie orale <em>Streptococcus gordonii</em> DL1 par l’ADN plasmidique dans la salive humaine. <em>Applied and Environmental Microbiology</em>, <strong>65</strong>: 6-10.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Mercer DK, Scott KP, Melville CM, Glover LA &amp; Flint HJ (2001) Transformation d’une bactérie orale via l’intégration chromosomique d’ADN libre en présence de salive humaine. <em>FEMS Microbiology Letters</em> 200, 163–167.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Netherwood T. et al. 1999. Transfert de gènes dans le tractus gastro-intestinal. <em>Applied and</em><em> </em><em>Environmental Microbiology</em>, <strong>65</strong>: 5139-5141.</p>
<p style="text-align: justify;">Netherwood T., Martin-Orue S. M., O’Donnell G. O., Gockling S., Graham J., Mathers J. C. &amp; Gilbert H. J. 2004. Evaluation de la survie d’ADN de plantes transgéniques dans le tractus gastro-intestinal humain. <em>Nature Biotechnology</em>, <strong>22</strong>: 204-209.</p>
<p style="text-align: justify;">Heritage J. 2004. Le sort des transgènes dans l’intestin humain. <em>Nature Biotechnology</em>, <strong>22</strong>: 170-172.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Filaci G, Gerloni M, Rizzi M, Castiglioni P, Chang H-D, Wheeler MC, Fiocca R et Zanetti M. 2004. Transgénèse spontanée de lymphocytes B humains. <em>Gene Therapy</em>, 11, 42-51.</p>
<p style="text-align: justify;" lang="en-GB">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Nightingale P. &amp; Martin P. 2004. The myth of the biotech revolution. <em>Trends in Biotechnology</em>, <strong>22</strong>: 564-569.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lechampdelaterre.fr/ogm-therapeutiques-en-plein-champ%c2%a0-risques-et-alternatives/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>3</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Le brouillage du génome : mythe ou réalité ? Les mutations induites par transformation dans les plantes transgéniques.</title>
		<link>http://www.lechampdelaterre.fr/le-brouillage-du-genome-mythe-ou-realite-les-mutations-induites-par-transformation-dans-les-plantes-transgeniques/</link>
		<comments>http://www.lechampdelaterre.fr/le-brouillage-du-genome-mythe-ou-realite-les-mutations-induites-par-transformation-dans-les-plantes-transgeniques/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 20 Jul 2010 12:29:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lilian Ceballos</dc:creator>
				<category><![CDATA[OGM]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lechampdelaterre.fr/?p=149</guid>
		<description><![CDATA[Traduction d&#8217;un rapport de Wilson A., Latham J. &#38; Steinbrecher R. octobre 2004. site Econexus En plus du transgène, chaque génome de plante transformée contient tout un spectre de mutations provenant : 1)      des procédures de culture de tissus, 2)      ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h3 style="text-align: justify;">Traduction d&#8217;un rapport de Wilson A., Latham J. &amp; Steinbrecher R. octobre 2004. site Econexus</h3>
<p style="text-align: justify;">En plus du transgène, chaque génome de plante transformée contient tout un spectre de mutations provenant :</p>
<p style="text-align: justify;">1)      des procédures de culture de tissus,</p>
<p style="text-align: justify;">2)      des méthodes de transfert de gènes (transfert par <em>Agrobacterium</em> ou bombardement de particules),</p>
<p style="text-align: justify;">3)      de l’insertion du transgène,</p>
<p style="text-align: justify;">4)      de l’insertion d’ADN superflu.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces mutations induites par la transformation sont introduites soit au site d’insertion du transgène (site-mutation) soit à des localisations aléatoires (genome-wide mutation).</p>
<h4 style="text-align: justify;">I- Mutation au site d’insertion</h4>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">1)      Utilisation d’<em>Agrobacterium</em></p>
<p style="text-align: justify;">Une seule publication étudie les mutations crées par l’insertion d’ADN : l’analyse des 112 évènements d’insertion de copies uniques dans le génome de l’arabette montre qu’une insertion exacte d’ADN ne se produit presque jamais (Forsbach et al. 2003). La plupart des insertions provoquent de petites délétions d’ADN de la plante (1-100 bp). De plus, 24/112 insertions provoquent de grands réarrangements au site d’insertion. Deux de ces évènements d’insertion contenaient des translocations de chromosome.</p>
<p style="text-align: justify;">Ces réarrangements d’ADN génomique au site d’insertion peuvent être substantiels : délétion de 78000 bp effaçant 13 gènes (Kaya et al.2000) ou duplication et translocation d’un fragment d’ADN d’une taille de 40000 bp (Tax &amp; Vernon 2001). L’insertion d’ADN superflu est une caractéristique commune des insertions d’ADN-T.</p>
<p style="text-align: justify;">2)      Bombardement de particules</p>
<p style="text-align: justify;">La plupart des évènements d’insertion sont complexes : de multiples copies de l’ADN délivré sont souvent interrompues de petits ou gros fragments d’ADN génomique. Les études de Makarevitch et al.(2003) et Windels et al.(2001) montrent des délétions importantes et/ou des réarrangements, en plus de séquences brouillées d’ADN génomique et de transfert.</p>
<p style="text-align: justify;">Le soja RR événement 40-3-2 a été analysé par Windels et al.(2001) : en plus du transgène EPSPS décrit dans l’application originale, ce soja contient un fragment de gène EPSPS de 254 bp, un segment d’ADN non identifié de 540bp, un segment d’ADN de la plante et un autre fragment d’EPSPS de 72 bp (Windels et al.2001, dossier USDA 93-258-01p). Comparez aussi à l’analyse par Padgette et al. L’analyse de l’événement d’insertion de Mon810 contient aussi des mutations du site d’insertion.</p>
<p style="text-align: justify;">3)      Insuffisances du southern-blot</p>
<p style="text-align: justify;">L’analyse de southern-blot repose sur la coupure de l’ADN à tester par une enzyme de restriction, sur la séparation des fragments d’ADN de taille différente sur un gel d’agarose, sur le transfert de l’ADN séparé sur une membrane, et sur l’hybridation de l’ADN à un fragment marqué d’ADN connu (la sonde). La sonde se lie aux fragments possédant une homologie et apparaît comme une bande distincte.</p>
<p style="text-align: justify;">Le southern-blot est insuffisant pour déterminer de manière fiable soit la présence d’ADN superflu, soit l’étendue des perturbations génomiques au site d’insertion du transgène. Mehlo et coll. (2000) analysent des évènements d’insertion par southern-blot et  PCR et concluent que le southern-blot ne détecte que les particularités importantes au site d’insertion. De plus, Svitashev &amp; Somers (2001) ont analysé par hybridation in situ (FISH) un événement d’insertion dont le southern-blot prédisait qu’il contenait des séquences répétées en tandem (tandem repeats). L’analyse révèle qu’il y a en réalité des fragments de 3 à 10 Kbp (10000 bp) entre la plupart des répétitions. Dans certains cas, le southern-blot est  même inadéquat pour identifier des réarrangements importants.</p>
<p style="text-align: justify;">Premièrement, l’analyse des OGM basée seulement ou principalement sur des données de southern-blot peuvent manquer beaucoup de mutations présentes au site d’insertion. Le génome des plantes est probablement plus perturbé que communément supposé.</p>
<p style="text-align: justify;">Deuxièmement, puisque presque toutes les approbations commerciales sont basées principalement sur l’analyse en southern-blot de l’insertion du transgène, il est probable que la plupart des évènements transgéniques actuellement autorisés commercialement abritent des mutations du site d’insertion à petite et grande échelle qui n’ont jamais été rapportées.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<h4 style="text-align: justify;">II- Mutations dans (à l’échelle du) le génome</h4>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Il s’agit de mutations qui sont introduites résultant des procédures de culture des tissus ou de transfert de gènes. Cinq études ont tentées de quantifier le nombre de mutations introduites pendant la transformation de la plante. Leurs résultats suggèrent que plusieurs centaines ou milliers de telles mutations sont susceptibles d’être présentes dans les plantes transformées utilisant les méthodes typiques de transformation, en particulier celles utilisant les techniques de culture des tissus végétaux. Labra et al. (2001) évalue que la similarité génétique des plantes contrôle est de 100%, alors qu’elle n’est que de 96-98% pour les plantes transformées. En d’autres mots, des mutations génétiques de grande ampleur ont résulté des procédures de transformation des plantes.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon le nombre des rétro croisements auxquels le transformant primaire (T°) est soumis, beaucoup et parfois toutes les mutations crées dans le transformant primaire sont retenues dans les cultivars commercialisés. Même si le nombre de rétro croisement est élevé, les mutations génétiquement liées au site d’insertion du transgène demeurent probablement dans le cultivar commercial.</p>
<p style="text-align: justify;">Les mutations à l’échelle du génome ont été trouvées dans toutes les plantes transformées examinées et il a été montré que de telles mutations sont héritables (Sala et al. 2000). Cependant, les régulations actuelles n‘exigent pas d’analyse d ces mutations dans les variétés commerciales.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<h4 style="text-align: justify;">III- Signification des mutations induites par la transformation</h4>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Les mutations des 2 types peuvent être dangereuses si elles se produisent dans une région fonctionnel d l’ADNn végétal. Des mutations touchant l’ADN fonctionnel (séquences codantes ou régulatrices) peuvent avoir des implications sur les performances agronomiques ou sur les interactions environnementales ou sur la santé humaine et animale. La perturbation d’un gène de protéine régulatrice, tel un facteur de transcription, peut provoquer l’expression anormale de nombreux autres gènes. De tels changements biochimiques seraient imprévisibles et difficiles à identifier même par des tests biochimiques nombreux (Kuiper et al. 2001). Puisque peu de tests biochimiques sont exigés par les régulateurs, beaucoup de phénotypes nocifs provoqués par les mutations induites par la transformation seraient très difficiles à identifier avant la commercialisation.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<h4 style="text-align: justify;">IV- Fréquence de perturbations de l’ADN fonctionnel par les mutations induites par la transformation</h4>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong> </strong></p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Les données disponibles suggèrent que les transgènes s’insèrent fréquemment dans ou prés des séquences de gènes. Pour les quelques espèces étudiées, l’analyse de la séquence des sites d’insertion d’ADN-T révèle que 35 à 58 % des insertions de transgènes perturbaient les séquences de gènes végétaux (Forsbach et al. 2003, Jeong et al. 2002, Szabados et al. 2002). Aucune étude similaire n’est disponible pour les OGM obtenus par bombardement.</p>
<p style="text-align: justify;">La fréquence des mutations à l’échelle du génome est inconnue. Toutefois, l’utilisation avec succès de culture tissulaire pour induire des mutations et l’isolation, dans les populations de plantes transformées, de phénotypes mutants qui ne sont pas liés à l’insertion du transgène, suggèrent que les mutations à l’échelle du génome se produisent fréquemment dans les séquences d’ADN fonctionnel. Même si les séquences ne sont pas fonctionnelles, les séquences promotrices peuvent altérer l’expression de gènes voisins (Weigel et al. 2000), alors que les séquences bactériennes (origine de réplication en particulier) insérées à côté de transgène peuvent augmenter la probabilité d’un transfert horizontal de gène. Des 8 cultivars commerciaux analysés, 6 ont des insertions d’ADN bactérien superflu et/ou viral au site d’insertion.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<h4 style="text-align: justify;">V- Évaluation de la sécurité des plantes transgéniques</h4>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Il est souvent suggéré que le génie génétique est aussi sain que les autres technologies modernes de sélection et d’obtention. Premièrement, les risques liés à d’autres technologies ne sont pas bien caractérisés. Deuxièmement, la sécurité n’a jamais été mesurée de façon absolue ou relative pour quelque méthode, rendant les comparaisons entre méthodes difficiles, sinon impossibles. Une évaluation convenable des cultures transgéniques devrait inclure une analyse scientifique des risques spécifiques liés au transgène, et de ceux provenant des méthodes de transformation des plantes.</p>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<h4 style="text-align: justify;">VI- Conclusion</h4>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Ce rapport identifie les mutations du site et du génome comme un risque majeur de la commercialisation de cultivars transgéniques. Ils suggèrent une exigence d’analyse des mutations du site d’insertion et du génome des plantes transgéniques avant commercialisation.</p>
<p style="text-align: justify;">Les cultures ne sont pas sures de manière inhérente. Toutes les plantes produisent des substances potentiellement nuisibles et ont le potentiel génétique de causer des effets nuisibles. Donc, la stabilité génétique des cultivars dans le pool des sélectionneurs est cruciales si l’on doit produire des variétés raisonnablement sures. La présence de mutations induites par la transformation menace cette stabilité de manière sérieuse et inutile. De plus, le pool des cultivars disponibles pour les paysans se réduit dramatiquement et certaines variétés sont cultivées à l’échelle mondiale. Assurer la sécurité des cultivars transgéniques commerciaux est un défi majeur pour les gouvernements et autorités régulatrices.</p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lechampdelaterre.fr/le-brouillage-du-genome-mythe-ou-realite-les-mutations-induites-par-transformation-dans-les-plantes-transgeniques/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>2</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Abeilles &amp; PGM: problèmes d&#8217;évaluation</title>
		<link>http://www.lechampdelaterre.fr/abeilles-pgm-problemes-devaluation/</link>
		<comments>http://www.lechampdelaterre.fr/abeilles-pgm-problemes-devaluation/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 20 Jul 2010 11:50:29 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lilian Ceballos</dc:creator>
				<category><![CDATA[OGM]]></category>
		<category><![CDATA[abeilles]]></category>
		<category><![CDATA[palntes Bt]]></category>
		<category><![CDATA[PGM]]></category>
		<category><![CDATA[Pollinisation]]></category>
		<category><![CDATA[Syndrôme de Déclin des Abeilles]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lechampdelaterre.fr/?p=122</guid>
		<description><![CDATA[Une conférence sur les impacts potentiels des pratiques culturales (monoculture, réduction de la biodiversité) et de l&#8217;introduction de cultures transgéniques sur les colonies d&#8217;abeilles. Pour télécharger l’étude, veuillez cliquer sur le lien ci dessous : CH]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>Une conférence sur les impacts potentiels des pratiques culturales (monoculture, réduction de la biodiversité) et de l&#8217;introduction de cultures transgéniques sur les colonies d&#8217;abeilles.</em></p>
<h3 style="text-align: center;">Pour télécharger l’étude, veuillez cliquer sur le lien ci dessous :</h3>
<h3 style="text-align: center;"><a href="http://www.lechampdelaterre.fr/wp-content/uploads/2010/07/CH.pdf">CH</a></h3>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lechampdelaterre.fr/abeilles-pgm-problemes-devaluation/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Santé et PGM : des doutes renforcés</title>
		<link>http://www.lechampdelaterre.fr/107/</link>
		<comments>http://www.lechampdelaterre.fr/107/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 20 Jul 2010 10:11:33 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lilian Ceballos</dc:creator>
				<category><![CDATA[OGM]]></category>
		<category><![CDATA[alimentation]]></category>
		<category><![CDATA[allergie]]></category>
		<category><![CDATA[Etudes toxicologiques]]></category>
		<category><![CDATA[évaluation des OGM]]></category>
		<category><![CDATA[PGM]]></category>
		<category><![CDATA[rats]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lechampdelaterre.fr/?p=107</guid>
		<description><![CDATA[Par : Lilian Ceballos, écologue indépendant &#38; Eric Meunier, Inf&#8217;OGM &#160; Des rats qui mangent du soja transgénique ont le foie et les testicules altérés, une protéine de haricot exprimée par un petit pois déclenche une réaction immunitaire&#8230; Ces données ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h1 style="text-align: justify;">Par : Lilian Ceballos, écologue indépendant &amp; Eric Meunier, Inf&#8217;OGM</h1>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Des rats qui mangent du soja transgénique ont le foie et les testicules altérés, une protéine de haricot exprimée par un petit pois déclenche une réaction immunitaire&#8230; Ces données ne sont pas des arguments inventés pour s&#8217;opposer aux promesses des PGM mais des études publiées selon les standards scientifiques habituels. Dans le cadre de sa mission d&#8217;information, Inf&#8217;OGM fait le choix de présenter les grandes lignes de ces deux publications, en complément d’une synthèse des précédentes études sur la santé.</em></p>
<p style="text-align: center;"><strong> Pour télécharger l’étude, veuillez cliquer sur le lien ci dessous :</strong></p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lechampdelaterre.fr/wp-content/uploads/2010/07/infogm76.pdf">infogm76</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lechampdelaterre.fr/107/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Contamination du maïs mexicain : la controverse scientifique par Lilian Ceballos et Bernard Eddé</title>
		<link>http://www.lechampdelaterre.fr/cimcontamination-du-mais-mexicain-la-controverse-scientifique-par-lilian-ceballos-et-bernard-edde/</link>
		<comments>http://www.lechampdelaterre.fr/cimcontamination-du-mais-mexicain-la-controverse-scientifique-par-lilian-ceballos-et-bernard-edde/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 20 Jul 2010 09:58:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lilian Ceballos</dc:creator>
				<category><![CDATA[OGM]]></category>
		<category><![CDATA[contamination]]></category>
		<category><![CDATA[controverse scientifique]]></category>
		<category><![CDATA[Maïs transgénique]]></category>
		<category><![CDATA[Pr. Chapela]]></category>
		<category><![CDATA[variétés locales]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lechampdelaterre.fr/?p=98</guid>
		<description><![CDATA[En novembre 2001, Ignacio Chapela et David Quist (université de Berkeley) publiaient un article dans Nature sur la contamination de variétés locales de maïs au Mexique par des séquences transgéniques. En 2002, une controverse virulente opposa partisans et détracteurs des ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em> </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>En novembre 2001, Ignacio Chapela et David Quist (université de Berkeley) publiaient un article dans Nature sur la contamination de variétés locales de maïs au Mexique par des séquences transgéniques. En 2002, une controverse virulente opposa partisans et détracteurs des OGM. A la mi-juillet 2003, le contrat de Chapela avec l’Université de Berkeley ne fut pas renouvelé dans un premier temps, malgré le soutien de l’équipe enseignante et de nombreux universitaires américains. Chapela publia alors une lettre sur Internet dans laquelle il dénonçait son éviction comme une conséquence de la mainmise des sociétés biotechnologiques sur les universités aux Etats-Unis : l’Université de Berkeley est effectivement liée à Syngenta par un accord de recherche auquel Chapela, parmi d’autres enseignants, s’était opposé. Sous la pression de l’opinion mondiale, le contrat d’Ignacio Chapela a été finalement reconduit pour un an. Le point sur cette controverse.</em></p>
<h3 style="text-align: center;">Pour télécharger l’étude, veuillez cliquer sur le lien ci dessous :</h3>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lechampdelaterre.fr/wp-content/uploads/2010/07/Infogm-nov-03.pdf">Infogm nov 03</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lechampdelaterre.fr/cimcontamination-du-mais-mexicain-la-controverse-scientifique-par-lilian-ceballos-et-bernard-edde/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Débat public sur les OGM au Conseil Régional Auvergne 2006</title>
		<link>http://www.lechampdelaterre.fr/78/</link>
		<comments>http://www.lechampdelaterre.fr/78/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 20 Jul 2010 08:06:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lilian Ceballos</dc:creator>
				<category><![CDATA[OGM]]></category>
		<category><![CDATA[débats citoyens]]></category>
		<category><![CDATA[politique]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lechampdelaterre.fr/?p=78</guid>
		<description><![CDATA[La Région Auvergne a organisé en 2006 une série de débat public sur les OGM où des scientifiques étaient invités à débattre avec le public. Vingt-cinq experts ont participé à ces rencontres qui se sont déroulé à Montluçon le 11 ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em>La Région Auvergne a organisé en 2006 une série de d</em>é<em>bat public sur les OGM où des scientifiques étaient invités à débattre avec le public. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Vingt-cinq experts ont participé à ces rencontres qui se sont déroulé à Montluçon le 11 mai 2006, à Aurillac le 13 mai 2006, au Puy en Velay le 17 mai 2006 et à Clermont-Ferrand 4ème rencontre le 22 mai 2006.</em></p>
<h3 style="text-align: center;">Pour télécharger l’étude, veuillez   cliquer sur le lien ci dessous :</h3>
<p style="text-align: center;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lechampdelaterre.fr/wp-content/uploads/2010/07/Débat-Conseil-Régional-Auvergne-2006.pdf">Débat Conseil Régional Auvergne 2006</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lechampdelaterre.fr/78/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
		<item>
		<title>Mainmise de l’économie sur la science : retour sur les controverses scientifiques relatives aux OGM</title>
		<link>http://www.lechampdelaterre.fr/90/</link>
		<comments>http://www.lechampdelaterre.fr/90/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 20 Jul 2010 07:41:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Lilian Ceballos</dc:creator>
				<category><![CDATA[OGM]]></category>
		<category><![CDATA[Controverses]]></category>
		<category><![CDATA[Dr. Losey]]></category>
		<category><![CDATA[Dr. Pusztaï]]></category>
		<category><![CDATA[maÏS GM]]></category>
		<category><![CDATA[Mexique]]></category>
		<category><![CDATA[papillon monarque]]></category>
		<category><![CDATA[Pr. Chapela]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.lechampdelaterre.fr/?p=90</guid>
		<description><![CDATA[Par Lilian Ceballos, Cécile Lambert &#38; Bernard Eddé &#160; Ce dossier fait le point sur les diverses controverses relatives aux OGM depuis 1997. En 1997-1998, Pusztai alerta l’opinion publique en rapportant les effets délétères d’une alimentation constituée de pommes de ...]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<h2 style="text-align: justify;">Par Lilian Ceballos, Cécile Lambert &amp; Bernard Eddé</h2>
<p style="text-align: justify;">&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ce dossier fait le point sur les diverses controverses relatives aux OGM depuis 1997. En 1997-1998, Pusztai alerta l’opinion publique en rapportant les effets délétères d’une alimentation constituée de pommes de terre transgéniques sur des lots de rats. En 1999, Losey publia un article dans Nature qui mettait en évidence les effets létaux du maïs Bt sur les larves du papillon monarque. En 2001 enfin, Chapela révéla la contamination de variétés locales de maïs par des séquences d’ADN transgéniques. Ces trois affaires provoquèrent des réactions identiques : campagne de dénigrement par les lobbies biotechnologiques des auteurs et de leurs travaux, mise à la retraite (Pusztai) ou renvoi (Chapela), absence ou blocage des expérimentations qui permettraient de confirmer ou d’infirmer les résultats décriés relatifs à la sécurité alimentaire ou écologique, implication d’un même centre de recherche (JIC) dans les trois campagnes de dénigrement.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> Avec ces 7 années de recul, le bilan des cultures d’OGM est faible. La diminution de l’utilisation des pesticides ne se confirme pas dans les faits, ce qui s’explique par le fait que les plantes transgéniques cultivées sont presque exclusivement des variétés tolérantes à un herbicide ou des variétés produisant leur propre insecticide.Ces OGM ne constituent pas un progrès agronomique réel, et les caractères cibles qui constitueraient un vrai progrès agronomique (tolérance à la sécheresse ou à la salinité) restent hors de portée de la transgénèse actuelle. Un dossier reprenant, de façon synthètique, la controverse liée à la contamination du maïs mexicain a été publié par Inf’OGM, en novembre 2003 (Inf ’OGM n°47).</em></p>
<h3 style="text-align: center;">Pour télécharger l’étude, veuillez cliquer sur le lien ci dessous :</h3>
<p style="text-align: center;"><a href="http://www.lechampdelaterre.fr/wp-content/uploads/2010/07/Controverses.pdf">Controverses</a></p>
]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://www.lechampdelaterre.fr/90/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
		</item>
	</channel>
</rss>

